Qui est Dominique ?

Ayni — en Kichwa — c'est le principe sacré de réciprocité et d’harmonie entre les humains et la nature, la Pacha Mama. ‘Aujourd’hui pour toi, demain pour moi.

Fondatrice d'AYNI AROMA, j'explore le lien intime entre les plantes, la mémoire olfactive et les traditions du monde pour prendre soin de la peau et du cœur.

Aromathérapeute, auteure et spécialisée en dermocosmétique émotionnelle, j'ai développé au fil des années une approche psycho-émotionnelle des huiles essentielles.

Les odeurs ont un accès direct à ce que le mental ne contrôle pas — elles arrivent avant les mots, avant les défenses, avant les explications. Elles touchent les émotions brutes. Je ne travaille pas avec les huiles comme des produits. Je travaille avec elles comme des clés.

Les plantes, les livres et l’envie d’ailleurs

J'ai grandi dans une petite ville de province en France, avec l'odeur des tisanes de thym et du bouillon d’ail que me préparaient mon père, jardinier bio, apiculteur et passionné de plantes médicinales à une époque ou le bio n’était pas tendance. Mes souvenirs c’est le bourdonnement des abeilles, l’odeur de propolis et de miel et les pages cornées du livre de Maurice Messegué — C'est la nature qui a raison. Et les interminables planches de carottes à désherber.

Chez nous, se soigner avec les plantes était naturel.

Je ne savais pas encore que, bien des années plus tard, je consacrerais une grande partie de ma vie à essayer de comprendre ce que les plantes ont à nous apprendre, au travers de l’aromathérapie en particulier.

Il y avait aussi les livres.

Je m’évadais de ma chambre de HLM en dévorant les livres de la bibliothèque, en particulier les récits de voyage de la famille Mahuzier, qui me fascinaient. Ils m’emmenaient vers des terres lointaines, des paysages et des vies dont je ne connaissais encore rien.

Je voyageais sans bouger de ma chambre.

Et puis il y avait les mots. Très tôt, j’ai aimé lire. Très tôt aussi, j’ai aimé écrire.

Les plantes, le voyage et les mots. Je n’imaginais pas qu’un jour ces univers allaient finir par se rejoindre.

La vie, elle, allait d’abord m’ emmener ailleurs.

Les détours de la vie

Un mariage, un diplôme d’enseignante en poche et trois enfants plus tard, la vie m’a conduite a m’installer au Québec en 2011. L’enseignement, lui, m’a appris quelque chose qui ne m’a jamais quittée : le goût de transmettre, de rendre les choses accessibles et vivantes.

Les plantes, elles, n’avaient jamais vraiment disparu.

C’est là, dans le sous-sol de ma maison, que j’ai commencé à fabriquer mes premières boules de bain.

À l’époque, je découvrais la cosmétique naturelle matière après matière : les huiles végétales, les beurres, les argiles, les extraits… Je formulais, j’expérimentais, j’apprenais. (Mes enfants ont des souvenirs mémorables de mes essais erreurs de cette époque!)

Peu à peu, ce qui avait commencé dans mon sous-sol est devenu une entreprise.

Je n’imaginais certainement pas qu’une dizaine d’années plus tard, ce chemin me conduirait en Équateur, au cœur de la forêt amazonienne, puis jusqu’au Japon pour rencontrer un chef de clan à la rencontre de producteurs, d’artisans et de traditions olfactives que j’avais autrefois seulement rêvé de découvrir dans les livres.

Les rencontres sur mon chemin

Il y a des rencontres qui changent discrètement la direction d’un chemin.

Installée au Québec, la vie m’a amenée à rencontrer Mikaël Zayat, pionnier de l’aromathérapie au Québec, et à travailler pendant plusieurs années dans sa boutique, ZAYAT AROMA, tout en développant ma propre entreprise de dermocosmétique naturelle, Quintessentiel.

C’est là, au contact de Mikaël mais aussi des personnes qui franchissaient chaque jour la porte de la boutique, que j’ai commencé à observer quelque chose qui allait profondément orienter la suite de mon parcours.

Les odeurs ont cette capacité étonnante de nous émouvoir, de faire surgir un souvenir et parfois de nous relier à une partie de nous-mêmes que nous avions oubliée.

Bien au-delà des seules propriétés des huiles essentielles.

Les quelque 300 flacons qui peuplaient les étagères de la boutique étaient autant de portes ouvertes sur un pays, un territoire, une histoire.

Derrière chaque flacon, il y avait une plante. Derrière chaque plante, un être humain qui la récolte.
Et derrière cet être humain, parfois un héritage ancestral, un usage traditionnel, des gestes transmis de génération en génération et une connaissance que notre monde moderne tend à oublier.

Ma curiosité n’a cessé de grandir.

Au fil des années, j’ai étoffé mon expertise à travers différentes formations en aromathérapie, fabrication de cosmétique naturelle, parfumerie et j’apprends toujours. J’ai étudié les huiles essentielles, leurs molécules, leurs propriétés et leurs usages, tout en approfondissant la dermocosmétique naturelle à travers de mon entreprise de cosmétiques naturels sur mesure Quintessentiel.

Puis j’ai accompagné, enseigné et transmis à mon tour.

Mais plus j’avançais, plus une autre question revenait.

Pourquoi certaines odeurs nous touchent-elles autant ?

Pourquoi une simple goutte d’huile essentielle de rose peut-elle faire monter les larmes aux yeux d’une femme ?

Pourquoi une odeur oubliée depuis trente ans peut-elle soudain nous ramener dans une cuisine, un jardin, auprès d’une personne que nous aimions ?

Pourquoi certaines odeurs nous attirent-elles profondément, alors que d’autres provoquent un rejet presque immédiat ?

C’est là que mon exploration a commencé à prendre une autre direction.

De la plante vers la personne.
De ses propriétés vers son histoire.

De l’aromathérapie vers ce territoire infiniment plus intime où se rencontrent l’olfaction, la mémoire et les émotions. J’ ai commencé a créer des créations olfactives personnalisés pour prendre soin de la peau et du coeur en même temps.

La découverte de la parfumerie naturelle

En 2020, mon désir d'apprendre m'a conduite en France, dans l'atelier du parfumeur et historien Nicolas de Barry, connu notamment pour ses créations inspirées de parfums historiques.

À Candes-Saint-Martin, au bord de la Loire, j'ai découvert une autre façon d'aborder les matières odorantes : non seulement pour leurs propriétés, mais aussi pour leur richesse olfactive, leur histoire et les émotions qu'elles peuvent susciter.

Cette expérience est venue enrichir mon approche, à la rencontre de l'aromathérapie, de la dimension psychoémotionnelle des odeurs et de la parfumerie naturelle.

Mais une autre envie grandissait depuis longtemps : aller à la rencontre des plantes là où elles poussent, et des personnes qui les cultivent, les récoltent et les transforment.

Retrouver, en quelque sorte, les voyages que j'avais faits enfant à travers les livres.

De la jungle Amazonienne aux ruelles de Kyoto

Enfant, je m'évadais en lisant les récits de voyage.

Des années plus tard, une invitation du maître distillateur Rafael Parducci Vaquero, en Équateur, m'a offert l'occasion de commencer à vivre ce que j'avais si longtemps imaginé.

Je suis partie découvrir les plantes amazoniennes et rencontrer celles et ceux qui les connaissent.

Marcher dans la forêt pour récolter les racines de dunduma aux côtés de membres de la communauté kichwa, respirer l'odeur de l'huile essentielle de copal fraîchement distillée… Ces expériences donnaient soudain une autre dimension à tout ce que j'avais appris jusque-là.

Les plantes n'étaient plus seulement des noms botaniques, des molécules ou des flacons.

Elles avaient un territoire, une saison, des gestes, des visages et des histoires.

Puis le fil m'a menée jusqu'au Japon.

Grâce à une invitation de mon amie japonaise Naoko, je suis partie à la découverte du Kōdō, l'art japonais d'écouter l'encens.

Je me suis retrouvée autour d'une table couverte de poudres odorantes, à découvrir des bois précieux, des résines et des matières que je connaissais parfois de nom, mais dont je n'avais encore jamais exploré toute la richesse.

Ce voyage m'a permis de rencontrer des personnes passionnées par la transmission de leurs traditions olfactives, et de découvrir à quel point une odeur peut être liée à l'histoire, aux rituels et à la culture d'un pays.

Mais ce sont aussi les rencontres humaines, les conversations et les amitiés nées sur ce chemin qui m'ont le plus marquée.

Je partais découvrir des odeurs.

Je revenais avec des histoires et des amis.

AYNI : des histoires, des rencontres et des liens à tisser

À travers AYNI AROMA, j'ai envie de vous emmener à la rencontre des personnes qui cultivent, récoltent, distillent et transforment les plantes aromatiques aux quatre coins du monde.

Des producteurs, des distillateurs, des artisans et des communautés dont les savoir-faire, les traditions et les histoires méritent d'être connus et reconnus.

J'ai envie de vous faire découvrir leurs visages, d'entendre leurs voix, de raconter leur travail, leurs gestes et ce qui rend leurs créations si particulières.

Car derrière chaque plante, il y a aussi une terre, un écosystème et parfois un équilibre fragile.

Au fil de mes découvertes, je m'intéresse de plus en plus aux questions qui entourent la production des matières aromatiques : comment les plantes sont-elles cultivées ou récoltées ? Comment préserver les espèces et leurs habitats ? Comment concilier la transmission des savoir-faire, le respect de la biodiversité et une juste rémunération des personnes qui en vivent ?

Certaines plantes aromatiques sont aujourd'hui soumises à une pression croissante, notamment lorsque leur popularité entraîne une récolte excessive dans la nature.

Ces enjeux me tiennent à cœur, et j'aimerais qu'AYNI soit aussi un espace pour les explorer, apprendre et faire connaître les initiatives de producteurs et de communautés qui cherchent à préserver leurs ressources tout en faisant vivre leurs traditions.

Parce qu'apprécier une huile essentielle, un parfum ou une matière première, c'est aussi s'intéresser à son origine, aux mains qui l'ont produite et à ce qu'il faut préserver pour qu'elle puisse continuer d'exister demain.

Et avec le temps, j'aimerais aller plus loin.

Mon rêve est qu'AYNI devienne également une vitrine pour certains de ces producteurs, artisans et communautés, en vous proposant un jour leurs huiles essentielles, leurs matières premières ou leurs créations.

J'aimerais construire avec eux des collaborations durables, fondées sur le respect, l'échange et la réciprocité, qui contribuent à faire connaître leur travail et à créer de la valeur pour les personnes concernées.

Pour l'instant, je prends le temps de rencontrer, d'écouter, d'apprendre et de raconter.

C'est ainsi que j'imagine AYNI : un fil qui relie les plantes, les personnes et les cultures.


« Je pensais que les plantes allaient m'apprendre à prendre soin de moi. Je ne savais pas qu'elles allaient aussi me faire faire le tour du monde. »

Vous avez une histoire à raconter ? Je mets aussi ma plume et mon regard au service des marques, des producteurs et des artisans qui souhaitent faire découvrir leur univers. [Découvrez mes services d'écriture et de storytelling.]

Aromathérapeute, parfumeuse naturelle et spécialiste en dermocosmétique naturelle, j'ai développé au fil des années une approche profondément psycho-émotionnelle des huiles essentielles. Les odeurs ont un accès direct à ce que le mental ne contrôle pas — elles arrivent avant les mots, avant les défenses, avant les explications. Elles touchent ce qu'on croyait inaccessible. Je ne travaille pas avec les huiles comme des produits. Je travaille avec elles comme des clés.

Un jour, dans l'abbaye de Fontevraud, je me suis retrouvée debout devant la tombe d'Aliénor d'Aquitaine. Quelque chose s'est arrêté en moi. De retour dans l'atelier de Nicolas de Barry, j'ai créé mon premier parfum émotionnel — Cœur de Reine. Quand je l'ai utilisé en atelier, les femmes ont pleuré. Pas de tristesse. De reconnaissance.

C'est ce soir-là que j'ai compris ma mission.

Mon expertise

Ayni — en quechua — c'est le principe sacré de réciprocité entre les humains et la nature. Je reçois des plantes et des cultures du monde entier. Je vous transmets ce qu'elles m'ont appris.

— Dominique Gaillard

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